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  • Thirteen — Revue psychologique du film | Automutilation, adolescence et vide intérieur | Maëva Paul

    Thirteen — Revue psychologique du film | Automutilation, adolescence et vide intérieur | Maëva Paul

    Revue de film — Drame · Santé mentale · Adolescence

    2025 — Maëva Paul

    Thirteen

    Automutilation, vide intérieur et pression des pairs — analyse psychologique du film de Catherine Hardwicke

    Réalisatrice Catherine Hardwicke
    Année 2003
    Genre Drame
    Acteurs Evan Rachel Wood · Holly Hunter · Nikki Reed
    Durée 100 minutes
    Où regarder Disney+ · YouTube · Apple TV

    Synopsis

    Tracy a treize ans. À cet âge où l’on cherche désespérément à appartenir, à être vue, aimée, reconnue. Elle était une élève brillante, une adolescente discrète, presque transparente. Mais une rencontre va fissurer ce fragile équilibre.

    Evie, magnétique, libre et sulfureuse, incarne tout ce que Tracy n’est pas. Elle ouvre une porte — ou plutôt une faille — vers un monde où les excès deviennent des preuves d’existence : voler, consommer, se blesser, tester les limites de son propre corps.

    Thirteen est moins l’histoire d’une adolescence que celle d’une chute — brutale, précipitée — où chaque choix résonne comme un cri étouffé. C’est le portrait cru d’une jeunesse fragile, broyée par le besoin d’appartenir, et d’une mère qui, malgré tout, tend la main dans l’obscurité.

    Introspection

    À treize ans, Tracy a appris qu’on pouvait se brûler pour sentir quelque chose. J’ai avalé des soirs entiers pour anesthésier la douleur, j’ai fait de mon corps un champ de bataille, j’ai affronté ma mère comme si elle était le visage du monde entier.

    Il y avait cette colère sourde, permanente, comme un moteur clandestin qui ne s’arrêtait jamais. Contre ma mère surtout — non pas par haine, mais parce que je voulais un miroir, un repère, et chaque fois que je la regardais, je voyais mes blessures, mes peurs, mes insécurités.

    Je croyais qu’en me détruisant,
    j’allais combler le vide,
    ou faire taire le hurlement intérieur.

    Je n’étais pas Tracy, mais j’aurais pu l’être. Thirteen n’est pas un film pour moi — c’est un miroir fissuré dans lequel je me retrouve encore. Ce besoin d’aller trop loin, trop vite, pour oublier que j’étais jeune et que j’étais déjà en train de me perdre.

    Quand je regarde Thirteen, je ne vois pas seulement Tracy.
    Je vois des éclats de moi à treize ans, seize ans, vingt ans.
    Je revois la chambre fermée à clé, les nuits brouillées,
    les marques sur ma peau comme des messages que personne ne savait lire.

    Mais en même temps, je vois quelque chose d’autre. Je vois une mère qui tend la main, même maladroitement. Je vois une adolescente qui, malgré tout, veut encore être aimée, reconnue, sauvée. Moi, j’écris ces lignes parce que j’ai survécu à mes propres spirales.

    Automutilation : comprendre ce geste silencieux

    Dans le film, Tracy se coupe pour évacuer une souffrance trop lourde. L’automutilation est une façon de reprendre le contrôle, de transformer une douleur invisible en une cicatrice concrète. Ce n’est pas un simple « appel à l’attention » : c’est un moyen, souvent secret, d’exprimer une souffrance qui ne trouve pas d’autres mots.

    Données Les études montrent qu’environ 15 à 20 % des adolescents ont fait l’expérience de l’automutilation à un moment donné. C’est souvent une pratique cachée, honteuse, mais très réelle.

    Pourquoi certaines personnes se mutilent-elles ?

    Reprendre le contrôle Quand l’émotion devient trop forte, la douleur physique donne l’impression de redevenir maître de soi.
    Transformer l’invisible en tangible Rendre visible ce qui est trop abstrait ou trop lourd à porter. La cicatrice existe — donc la douleur existe.
    Chercher un soulagement immédiat La blessure entraîne parfois une sensation de relâchement, un apaisement temporaire dû à des réactions neurobiologiques.
    Exprimer ou punir Punir son corps pour des pensées de honte, de culpabilité, d’échec. Exprimer un mal-être sans mots.

    Les sentiments liés à l’automutilation

    Sentiment Description Ressenti
    Nécessité / Urgence L’automutilation est perçue comme un moyen immédiat de soulager une douleur psychique intense. « Si je ne le fais pas maintenant, je vais exploser. »
    Contrôle Permet de reprendre une forme de pouvoir sur soi quand tout semble échapper. « C’est la seule chose que je maîtrise encore. »
    Soulagement temporaire Une libération qui apaise quelques minutes, mais qui ne règle rien en profondeur. « Ça me calme… pour un instant. »
    Culpabilité / Honte Un sentiment envahissant après l’acte, renforçant le cycle de douleur et de silence. « Pourquoi je fais ça ? Je suis faible. »
    Isolement Conviction que personne ne peut comprendre, d’où le secret et la solitude renforcés. « Je ne peux pas en parler, ils me jugeraient. »
    Appel muet Même cachée, elle traduit souvent un désir profond d’être entendu et compris. « J’aimerais qu’on voie que je ne vais pas bien. »
    Infographie — Le cycle de l'automutilation — analyse psychologique du film Thirteen — Maëva Paul

    Le cycle de l’automutilation — douleur, soulagement, honte et isolement

    Illustration de l'automutilation et ses effets émotionnels dans le film Thirteen — soulignant la douleur intérieure — Maëva Paul

    Tracy se mutile pour apaiser sa douleur — Thirteen

    À la recherche de soi : l’influence des pairs

    À 13 ans, Tracy cherche à appartenir. Evie devient son modèle, son miroir déformant. L’adolescence est une période où l’identité se construit beaucoup par le regard des autres. La pression sociale peut pousser à adopter des comportements dangereux pour être accepté.

    On se cherche dans le regard des autres,
    mais qui sommes-nous vraiment ?
    Adolescent devant un miroir fragmenté en plusieurs visages — identité fragmentée — analyse Thirteen — Maëva Paul

    Le miroir fragmenté — identité et pression des pairs

    Identifier les signes d’influence nocive

    Changement brutal de personnalité Rupture soudaine avec les habitudes, les valeurs et les amis habituels.
    Isolement progressif L’adolescent s’éloigne de son entourage de confiance pour rejoindre un nouveau groupe.
    Comportements dangereux pour appartenir Acceptation d’actes risqués pour « faire partie du groupe » — alcool, drogue, vol, automutilation.
    Anxiété et culpabilité après certaines expériences Malaise ressenti après les actes, mais impossibilité de s’arrêter par peur du rejet.
    Groupe d'adolescents avec comportements à risque — pression des pairs — analyse Thirteen — Maëva Paul

    La pression du groupe — cigarettes, alcool et comportements à risque

    Pictogrammes illustrant les signes d'influence nocive — changement de comportement, isolement, anxiété — Thirteen — Maëva Paul

    Les signes d’une influence nocive chez les adolescents

    Chemin lumineux avec silhouettes aidant un adolescent — prévention et accompagnement — Thirteen — Maëva Paul

    Prévenir et accompagner — créer des espaces d’échange sans jugement

    Rapport au corps et sexualisation précoce

    Le film montre la manière dont Tracy utilise son corps pour exister, séduire, choquer. La sexualisation précoce désigne le fait qu’un adolescent est exposé ou incité à adopter des comportements sexuels avant d’être prêt émotionnellement et physiquement.

    Image corporelle distordue Obsession du paraître, rapport douloureux au corps — outil de reconnaissance sociale plutôt qu’espace habité.
    Honte et culpabilité Confusion entre affection, sexualité et estime de soi. Le corps devient source de conflit intérieur.
    Double pression Vouloir plaire aux amis et se conformer à des standards imposés trop tôt. Le corps comme outil de survie sociale.
    Silhouette d'adolescente avec fragments colorés représentant regards et jugements — rapport au corps — Thirteen — Maëva Paul

    Regards, jugements et pressions — le corps comme miroir social

    Silhouette sombre enchaînée représentant culpabilité, honte et anxiété liées au corps — Thirteen — Maëva Paul

    Culpabilité, honte et anxiété — quand le corps devient une prison

    La relation mère-fille

    Dans Thirteen, la relation entre Tracy et sa mère Melanie est centrale. Elle se joue dans une tension permanente : l’amour évident mais maladroit d’une mère qui tente de sauver sa fille, et la colère, la fuite, l’opposition d’une adolescente qui cherche à exister par elle-même.

    L’envie de se détacher Exister par soi-même, échapper au regard maternel ressenti comme une surveillance.
    La confrontation comme langage La colère comme seule façon de dire « je souffre, vois-moi ». Les portes qui claquent, les insultes qui fusent.
    La quête d’amour derrière le rejet Chaque blessure auto-infligée est aussi une manière de tester l’amour maternel — jusqu’où ira-t-elle pour moi ?

    Dans la scène finale, quand Tracy touche le fond, c’est sa mère qui est là. Pas parfaite, pas toute-puissante, mais présente. À genoux, à côté d’elle. Et c’est peut-être le seul moment du film où Tracy peut lâcher prise et se laisser aller à ce qu’elle retient depuis le début : la douleur, le vide, le besoin d’être tenue.

    Silhouettes de deux femmes reliées par un fil rouge symbolisant la relation mère-fille dans Thirteen — amour et douleur — Maëva Paul

    Le fil rouge — mère et fille reliées malgré tout

    Colère et vide intérieur

    La colère comme mécanisme de défense Quand une personne se sent rejetée ou impuissante, la colère surgit comme un bouclier. Elle exprime une douleur profonde qu’on ne sait pas mettre en mots — une façon de dire « je souffre », même si elle prend la forme d’un cri.
    Le vide intérieur Ce creux permanent que rien ne suffit à remplir. Il naît d’un manque affectif, d’un sentiment de non-appartenance. Il entraîne une recherche constante de sensations fortes — mais il est insatiable.
    Quand colère et vide se rencontrent La colère vient couvrir le vide — mieux vaut exploser que ressentir l’absence. Après l’explosion, il ne reste qu’épuisement et culpabilité. Ce cycle peut devenir une prison émotionnelle.
    Illustration de la souffrance psychologique et du vide intérieur — colère et exploration littéraire — Thirteen — Maëva Paul

    Vide intérieur et colère — deux faces d’une même douleur

    Quand la fiction rejoint la réalité

    Il y a des films qui dérangent parce qu’ils ne se contentent pas de raconter une histoire : ils tendent un miroir. Thirteen fait partie de ceux-là. Ce que raconte ce film, ce n’est pas seulement la trajectoire d’une adolescente en perdition — c’est la mécanique implacable de souffrances réelles, vécues chaque jour par des milliers de jeunes.

    L’automutilation Pas qu’une mise en scène dramatique — une stratégie que beaucoup connaissent pour apaiser un chaos intérieur trop lourd. Dans le film comme dans la vie : suivie de culpabilité, mais aussi d’un soulagement fugace, presque vital.
    La colère Omniprésente, elle dit tout ce qu’on ne parvient pas à formuler autrement — la frustration, l’injustice, l’impression d’être enfermée dans une cage invisible.
    Le vide intérieur Cette faille béante qui pousse à chercher l’oubli dans les excès. Ce vide qui ne se comble jamais vraiment, mais qu’on tente d’anesthésier pour survivre au jour suivant.
    La relation mère-fille Tissée d’amour et de haine, de guerre et de dépendance. Dans Thirteen, malgré tout, c’est la mère qui reste. Ce lien indestructible, fait de présence plus que de compréhension.
    Derrière Tracy, il y a toujours quelqu’un.
    Quelqu’un qui existe vraiment.
    Quelqu’un qu’on connaît, ou qu’on a été.
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  • Manuel du TDAH chez l’adulte — Revue du livre de Desseilles, Perroud & Weibel | Maëva Paul

    Manuel du TDAH chez l’adulte — Revue | Desseilles, Perroud & Weibel | Maëva Paul

    Revue de livre — Santé mentale · TDAH

    2025 — Maëva Paul

    Manuel du TDAH chez l’adulte

    Hyperactivité et déficit de l’attention — revue du manuel de Desseilles, Perroud & Weibel

    Auteurs Desseilles · Perroud · Weibel
    Éditeur Eyrolles
    Année 2020
    Pages 190 pages
    Format Broché · 24×19 cm
    Genre Manuel · Développement personnel

    Contenu et structure

    Le manuel s’organise autour de plusieurs axes-clés pour explorer le TDAH chez l’adulte, en combinant rigueur scientifique, explicitation des symptômes, et outils pratiques.

    Définitions & particularités adultes Ce que le TDAH est chez l’adulte, ce qu’il n’est pas, les symptômes plus subtils ou moins visibles — inattention, fluctuations, impulsivité.
    Diagnostics Comment reconnaître le TDAH, à travers quels bilans médicaux ou psychologiques, les critères du diagnostic chez l’adulte.
    Troubles associés Comorbidités, liens avec haut potentiel, bipolarité, troubles de l’humeur — des réalités trop souvent négligées.
    Traitements & stratégies Traitements médicamenteux, psychothérapies, mais aussi stratégies non médicales pour améliorer l’attention, gérer le temps, structurer le quotidien, réguler les émotions.
    Approche pratique Témoignages, outils, conseils concrets pour les personnes concernées et leurs proches.
    Le TDAH adulte ne se limite pas à une distraction passagère :
    c’est un ensemble de difficultés persistantes qui affectent
    l’organisation, la régulation émotionnelle et la gestion du quotidien.

    Points forts & limites

    Points forts

    Complet et équilibré Autant d’attention portée à la théorie — neurobiologie, diagnostics, recherche — qu’à l’aspect pratique et vécu.
    Clarté Les auteurs rendent accessibles des notions complexes. Les explications ne sont pas trop longues, ce qui facilite la lecture pour une personne atteinte de troubles de l’attention.
    Actualité Les exemples, outils et stratégies sont relativement récents, pertinents dans le contexte moderne — travail, vie personnelle, relations.
    Témoignages personnels Les extraits de vécus permettent au lecteur d’avoir une perception plus claire des différentes idées évoquées.
    Public varié Utile pour les personnes concernées, leurs proches, et les professionnels qui les accompagnent.

    Limites

    Approches sur mesure manquantes Certains profils spécifiques mériteraient plus d’espace — parents, professionnels, personnes très concentrées mais désorganisées.
    Fiches pratiques à développer Les astuces évoquées gagneraient à être présentées sous forme de fiches détaillées pour en faciliter l’utilisation au quotidien.

    Pourquoi ce manuel reste utile

    Il permet de mettre des mots précis sur des vécus souvent confus : difficultés d’attention, impulsivité, désorganisation, souvent mal comprises ou sous-estimées chez l’adulte. Cela permet à la personne atteinte de TDAH de se sentir comprise — et à ses proches de mieux comprendre les différentes situations.

    Il aide à relier théorie et pratique : non seulement comprendre ce qu’est le TDAH, mais donner des outils pour agir. Il ouvre aussi la porte aux discussions sur les comorbidités — haut potentiel, troubles de l’humeur — trop souvent négligées.

    Un accompagnement efficace combine souvent plusieurs approches :
    médication, thérapies cognitives et comportementales,
    ainsi que des stratégies d’organisation adaptées.

    Avis personnel

    En le lisant, j’ai particulièrement apprécié la partie sur la gestion des émotions — souvent peu traitée dans les ouvrages généralistes — et les sections consacrées à l’organisation du quotidien. Ce manuel pose de bonnes bases solides.

    Néanmoins, certaines approches « sur mesure » manquent : ce serait utile de compléter ce type de manuel avec des récits vécus très divers, des exemples adaptés selon les situations et des fiches pratiques détaillant les astuces évoquées pour faciliter leur utilisation.

    Le TDAH ne doit pas être réduit à une faiblesse :
    il peut aussi s’accompagner de créativité, d’énergie et d’une pensée originale,
    si ces atouts sont canalisés.
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    Un guide pratique disponible

    Parce que j’ai souvent vu autour de moi des personnes qui ont besoin non seulement de compréhension, mais surtout d’outils immédiatement applicables, j’ai créé un guide complet sur le TDAH chez l’adulte, disponible dès maintenant sur le blog.

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  • The Whale — Dépression et TCA : analyse psychologique du film | Maëva Paul

    The Whale — Dépression et TCA : analyse psychologique du film | Maëva Paul

    Revue de film — Dépression & TCA

    Septembre 2025 — Maëva Paul

    The Whale

    Dépression, hyperphagie et rédemption — analyse psychologique du film de Darren Aronofsky

    Réalisateur Darren Aronofsky
    Année 2022
    Genre Drame psychologique
    Durée 117 minutes
    Acteurs Brendan Fraser, Sadie Sink, Hong Chau
    Où regarder Prime Video, HBO Max, Canal+, Filmo

    Un film qui ne laisse pas indemne

    The Whale est un film qui m’a happée, non pas seulement pour son scénario ou son esthétique, mais parce qu’il a réveillé quelque chose en moi. Charlie, ce professeur enfermé dans son appartement, est à la fois un personnage de fiction et un miroir déformant de ce que peuvent être la dépression et les troubles alimentaires.

    Rails de train la nuit, lumières lointaines dans le brouillard — illustration de l'isolement et de la solitude dans le film The Whale
    Il y a dans The Whale un silence qui pèse plus lourd que le corps de Charlie.
    Un silence qui colle aux murs, qui étouffe chaque respiration,
    et qui finit par se confondre avec le vide intérieur.

    Regarder ce film, c’est accepter de se laisser enfermer dans cette chambre, dans ce canapé, dans ce corps qui ne bouge plus. C’est se heurter à la lenteur poisseuse de la dépression, à cette manière qu’elle a de tout engloutir sans éclats, sans drame spectaculaire — juste une fatigue immense qui broie la volonté et les élans de vie.

    Et puis il y a la nourriture. Manger pour combler une absence. Manger pour ne plus sentir. Manger pour ne pas penser. L’hyperphagie n’est pas un excès, c’est une survie — une manière maladroite d’anesthésier une douleur qui n’a pas de mots.

    Peut-être que c’est là que le film touche le plus juste :
    dans cette tension entre destruction et désir de rédemption.
    Dans cette douleur qui consume, mais qui prouve qu’on est encore vivant.

    La dépression dans The Whale

    Le personnage de Charlie illustre avec justesse les manifestations d’une dépression profonde : retrait social, perte d’intérêt pour la vie extérieure, repli sur soi, sentiment de culpabilité et désespoir permanent. Son refus de se faire soigner, ses idées noires tout au long du film résonnent avec la réalité vécue par de nombreuses personnes.

    Qu’est-ce que la dépression ?

    La dépression n’est pas une simple tristesse passagère. C’est une maladie psychique reconnue médicalement, qui affecte autant le corps que l’esprit, et dont les symptômes persistent au moins deux semaines.

    Infographie : La chute des compulsions alimentaires — cycle malaise intérieur, crise alimentaire, soulagement, honte, dévalorisation — créé par Maëva Paul
    Humeur et émotions Humeur triste ou vide presque chaque jour, perte d’intérêt pour les activités autrefois appréciées, culpabilité et dévalorisation constantes.
    Corps et énergie Fatigue écrasante, sensation de lourdeur, troubles du sommeil, changements d’appétit, ralentissement dans les gestes.
    Pensées Difficultés de concentration, pensées négatives persistantes, idées suicidaires — parfois présentes, parfois silencieuses.
    La dépression n’est pas une faiblesse.
    C’est une tempête silencieuse qui engloutit chaque geste, chaque pensée.
    Elle ne se voit pas toujours, mais elle ronge toujours.

    Charlie face aux symptômes

    Symptôme Chez Charlie Dans la réalité
    Isolement social Vit enfermé, enseigne en ligne sans caméra, n’accueille presque personne. La dépression pousse à éviter les autres par honte, fatigue ou incapacité à « faire semblant ».
    Fatigue Chaque déplacement est pénible, chaque geste semble lourd et épuisant. Fatigue persistante, sensation de « plomb dans le corps » — signe majeur de la dépression.
    Perte d’intérêt A abandonné ses passions, son couple, sa vie sociale. La dépression efface l’élan vital — les choses autrefois aimées ne procurent plus aucun plaisir.
    Culpabilité Se reproche la rupture avec sa fille, la mort de son compagnon, son état actuel. Culpabilité disproportionnée, même pour des choses hors de tout contrôle.
    Troubles alimentaires Hyperphagie compulsive, crises alimentaires destructrices. Dépression et TCA sont fréquemment liés — manger devient un exutoire.
    Désespoir Sait que sa santé se dégrade et n’essaie pas de se sauver. Les idées suicidaires peuvent être ouvertes ou silencieuses, mais accompagnent souvent la dépression sévère.

    Idées reçues vs réalités

    Idée reçue Réalité
    La dépression, c’est être triste. C’est une maladie qui touche l’humeur, le corps, le sommeil, l’appétit, la concentration.
    Si tu veux, tu peux t’en sortir. La volonté seule ne suffit pas — la dépression nécessite souvent un suivi médical et psychologique.
    Il/elle est paresseux·se. Le ralentissement est un symptôme — sortir du lit ou se laver peut demander une énergie immense.
    Ça passera avec le temps. Sans accompagnement, la dépression peut durer des années et s’aggraver.

    L’hyperphagie dans The Whale

    L’hyperphagie de Charlie symbolise une souffrance émotionnelle transformée en compulsion alimentaire. Loin d’être une simple gourmandise, ce trouble relève d’une lutte invisible — manger devient un exutoire face à l’angoisse, au stress et au vide intérieur.

    Infographie en spirale : le cercle vicieux de l'hyperphagie — malaise intérieur, crise alimentaire, soulagement, honte, dévalorisation — créé par Maëva Paul

    Les différents TCA

    Infographie en spirale : le cercle vicieux de l'hyperphagie — malaise intérieur, crise alimentaire, soulagement, honte, dévalorisation — créé par Maëva Paul
    Trouble Caractéristiques Conséquences
    Anorexie Restriction sévère, peur intense de grossir, distorsion de l’image corporelle. Amaigrissement, dénutrition, isolement social.
    Boulimie Crises alimentaires suivies de compensations — vomissements, sport excessif. Fluctuations de poids, problèmes digestifs, honte et cycle culpabilité.
    Hyperphagie Crises alimentaires sans comportements compensatoires, perte de contrôle. Prise de poids, isolement, dépression associée.

    Le cercle vicieux de l’hyperphagie

    01

    Malaise émotionnel — anxiété, tristesse, solitude

    02

    Crise alimentaire — manger rapidement et en grande quantité

    03

    Soulagement immédiat — apaisement temporaire

    04

    Honte et culpabilité — sentiment de perte de contrôle

    05

    Dévalorisation de soi — retour au malaise émotionnel

    La boucle recommence

    Schéma de la boucle boulimique : cycle culpabilité, crise alimentaire, comportement compensatoire — créé par Maëva Paul pour l'analyse du film The Whale

    Les TCA ne sont pas une question de volonté

    Derrière chaque trouble, il y a une douleur, une histoire, une survie. The Whale en montre une facette — mais la réalité est multiple, et profondément humaine.

    📞 Numéro national TCA : 09 69 39 29 19

    Quand la fiction rejoint la réalité

    The Whale est un film dur, parfois dérangeant, mais nécessaire. Il force à regarder ce que l’on préfère souvent ignorer : la souffrance psychique, l’isolement, les compulsions. En même temps, il ouvre une brèche d’humanité — celle d’un homme qui, malgré tout, cherche encore à aimer et à être aimé.

    Pour moi, ce film a résonné comme une confession silencieuse.
    Comme si, à travers Charlie, il me rappelait que derrière chaque excès,
    chaque silence, chaque abandon,
    il y a une douleur qui mérite d’être entendue.
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  • Comportements hérités de nos parents — Atelier d’écriture | Maëva Paul

    Comportements hérités de nos parents — Atelier d’écriture | Maëva Paul

    Atelier d’écriture — Introspection

    Septembre 2025 — Maëva Paul

    Comportements hérités

    Ce qu’on a construit en réaction à ce qu’on a reçu

    On grandit en observant. En absorbant. En réagissant. Parfois sans le savoir, on développe des façons d’être qui sont des réponses directes à ce qu’on a vécu avec nos parents — leurs silences, leurs colères, leurs absences, leurs attentes.

    Ces comportements ne sont ni bons ni mauvais. Ils ont été des stratégies de survie, des façons de s’adapter, de se protéger, ou d’obtenir ce dont on avait besoin. Mais les reconnaître, c’est déjà commencer à choisir.

    On ne choisit pas ce qu’on reçoit en grandissant.
    Mais on peut apprendre à choisir ce qu’on en fait.

    Ce que j’ai appris à faire

    Quand maman s’énervait,

    J’en devenais incapable de parler.

    Les mots de mon côté s’envolaient,

    Mais les siens dans toutes les directions fusaient.

    Des insultes, des critiques, des opinions fermées.

    Tandis que moi j’essayais de ne pas pleurer,

    Elle ne cessait de s’énerver.

    J’ai appris à garder pour moi,

    À tout ranger à l’intérieur,

    Je ne voulais pas devenir cette personne qu’elle attendait que je sois.

    Mais je m’efforçais d’être un leurre.

    Pour combler ses désirs, la rendre fière.

    Mais cette fierté si elle a existé,

    Seuls les autres qui portaient des œillères,

    Ont pu avoir la chance d’y assister.

    Quelques comportements fréquents

    Le silence Apprendre à ne pas parler pour éviter le conflit. Ranger ses émotions plutôt que de les exprimer.
    Le leurre Jouer un rôle pour satisfaire l’autre. Être ce qu’on attend de soi, pas ce qu’on est vraiment.
    Le contrôle Tout maîtriser pour ne jamais être pris au dépourvu. Anticiper pour se protéger.
    La fuite S’échapper — dans les rêves, les livres, l’imaginaire. Créer un monde intérieur comme refuge.

    Ces comportements ont eu une fonction. Ils ont permis de tenir. Aujourd’hui, certains servent encore — d’autres pèsent. L’écriture peut aider à faire la différence.

    Et toi, qu’as-tu développé ?

    Quels comportements as-tu développé pour compenser ceux de tes parents ?

    Sans jugement, sans censure. Un mot, une phrase, un souvenir.
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    • Comment vous sentez-vous vraiment ? — Atelier d’écriture | Maëva Paul

      Comment vous sentez-vous vraiment ? — Atelier d’écriture | Maëva Paul

      Atelier d’écriture — Introspection

      Juillet 2024 — Maëva Paul

      Comment vous sentez-vous vraiment ?

      Au-delà du « ça va » automatique — écrire la vraie réponse

      Une question qui paraît simple de premier abord, mais qui s’avère bien plus compliquée pour beaucoup d’entre nous.

      Pour beaucoup, nous répondons sans réfléchir que nous allons bien — que ce soit le cas ou non. Car cette question est entrée dans une sorte de formule de politesse qui va avec un simple bonjour. Mais comment se sent chacun d’entre nous n’est pas aussi simple à exprimer.

      « Ça va » est devenu un réflexe.
      Mais derrière ce réflexe, il y a souvent quelque chose
      qu’on n’a pas encore eu l’espace pour nommer.

      Alors je vous pose la question aujourd’hui — comment allez-vous vraiment ? N’ayez pas peur de répondre honnêtement.

      Ce qui rend la question difficile

      La peur du jugement Dire qu’on ne va pas bien, c’est s’exposer. Et on a appris très tôt que certaines émotions dérangent.
      L’habitude du masque On a tellement répondu « ça va » qu’on ne sait plus toujours ce qu’on ressent vraiment derrière.
      L’absence de mots Parfois ce qu’on ressent est trop vague, trop flou, trop grand pour tenir dans une phrase.
      La culpabilité Ne pas aller bien quand « on devrait » aller bien. Comparer sa douleur à celle des autres.

      De mon livre — il y a 6 ans

      Pour vous inviter à répondre honnêtement, voici un extrait en avant-première de mon livre — où il y a 6 ans, j’essayais moi-même de répondre à cette questionExtrait du livre Les Pensées Derrière la Chute de Maëva Paul — réponse manuscrite à la question comment je vais, écrite en 2020

      Extrait de « Les Pensées Derrière la Chute » — Le Lys Bleu Éditions

      Et vous, comment allez-vous vraiment ?

      Prenez le temps de répondre honnêtement à cette question.

      Un mot, une phrase, un paragraphe — tout est valide.
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      • L’anxiété — Comprendre et écrire ce qu’on ressent | Maëva Paul

        L’anxiété — Comprendre et écrire ce qu’on ressent | Maëva Paul

        Atelier d’écriture — Santé mentale

        Juillet 2024 — Maëva Paul

        L’anxiété

        Où se loge-t-elle dans votre corps ? Comment la nommer ?

        L’anxiété ne vit pas seulement dans la tête. Elle s’installe dans le corps — dans la gorge qui se serre, l’estomac qui se noue, la respiration qui s’oublie. Cet atelier est une invitation à explorer votre anxiété de l’intérieur, à lui donner une forme, une texture, une voix.

        Nommer ce qu’on ressent dans le corps,
        c’est déjà commencer à le traverser autrement.

        Répondez à chacune des 7 questions en 3 phrases. Vous obtiendrez ainsi 21 phrases liées à votre anxiété. Séparez-les en 3 morceaux en mélangeant les réponses — et écrivez 3 poèmes avec ces 21 phrases.

        7 questions sur votre corps

        01

        Dans quelle partie de votre corps votre anxiété se manifeste-t-elle en premier ?

        02

        Dans quelle(s) autre(s) zone(s) de votre corps votre anxiété se manifeste-t-elle aussi ?

        03

        Comment ressentez-vous votre gorge ?

        04

        Cela vous arrive-t-il de retenir votre respiration inutilement sans vous en rendre compte ? Quand ?

        05

        Dans quelle partie de votre corps ressentez-vous la fatigue après un épisode anxieux ?

        06

        Qu’est-ce que vous dit votre estomac ?

        07

        Qu’est-ce qui soulage votre corps quand vous ressentez de l’anxiété ?

        L’anxiété en mots

        Voici mes propres réponses transformées en 3 poèmes — pour vous montrer ce que cet exercice peut donner.

        Premier poème sur l'anxiété écrit par Maëva Paul — exercice d'écriture thérapeutique sur les sensations corporelles Deuxième poème sur l'anxiété écrit par Maëva Paul — exercice d'écriture thérapeutique sur les sensations corporelles Troisième poème sur l'anxiété écrit par Maëva Paul — exercice d'écriture thérapeutique sur les sensations corporelles

        Partagez vos poèmes

        Répondez aux 7 questions en 3 phrases chacune.
        Mélangez, découpez, assemblez — et écrivez vos 3 poèmes.

        Partagez-les ici si vous le souhaitez — anonymat possible, publication avec votre accord.





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        • Avez-vous des addictions ? — Atelier d’écriture | Maëva Paul

          Avez-vous des addictions ? — Atelier d’écriture | Maëva Paul

          Atelier d’écriture — Santé mentale

          Juillet 2024 — Maëva Paul

          Avez-vous des addictions ?

          Explorer sans jugement ce à quoi on s’accroche pour tenir

          Aujourd’hui, il existe beaucoup d’addictions différentes : celles aux drogues douces, dures, légales ou illégales, aux jeux vidéos, au sexe, et tout un tas d’autres. Pensez-vous avoir été gagné par l’une d’entre elles ?

          N’ayez pas peur de dire la vérité sur la véritable identité de vos addictions. Si vous les cachez, ne serait-ce qu’à vous-même, profitez de ce lieu pour vous les avouer. Personne ne vous blâmera ici — vous êtes un humain.

          Une addiction n’est jamais juste une mauvaise habitude.
          C’est souvent une réponse à quelque chose
          qu’on n’a pas encore trouvé d’autre façon de traverser.

          La véritable identité de mes addictions

          Maëva Paul — témoignage

          Les addictions font partie intégrante de ma vie. Peu importe dans quoi je me lance, je m’y lance si fort que ça en devient très rapidement addictif. Parfois cela est bon pour ma santé, mais parfois ça peut être très mauvais.

          Quand j’étais plus jeune je m’étais lancée à fond dans le sport — je comptais les heures, j’en faisais toujours plus. Je travaillais à la piscine de ma ville alors j’en profitais pour m’entraîner, puis je repartais pour l’escalade, plus d’une heure de vélo pour y aller et je grimpais au moins deux heures avant de repartir. Tout était réfléchi pour faire le plus de sport possible.

          Peu à peu, j’ai commencé à remplacer cette addiction saine par des plus mauvaises pour moi. Mais le truc avec moi, c’est que chaque addiction semble m’appeler. Je sais que si la proposition venait, je n’aurais su dire autre chose que « oui ». Mes addictions restent limitées par mon budget — et je réfléchis en permanence à comment les remplacer par des activités plus saines.

          Des drogues, j’en ai testé pas mal — par curiosité, comme souvent chez moi.
          Et j’affirme toujours autant les avoir aimées.
          Je ne sais pas si je dois m’en excuser,
          ou juste accepter que ça fait partie de ce que je suis.

          Collaboration — La Diction Libre

          J’ai également parlé de mes addictions en collaboration avec le compte Instagram @ladictionlibre — retrouvez cette conversation ici :

          Voir la publication sur Instagram →

          Exprimez-vous sur le sujet

          Avez-vous des addictions ? Lesquelles ?

          Sans jugement, sans censure. Ce lieu est fait pour ça.
          Partagez si vous le souhaitez — anonymat possible, publication avec votre accord.





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          • Quelle est votre idée de la relation de couple ? — Atelier d’écriture | Maëva Paul

            Quelle est votre idée de la relation de couple ? — Atelier d’écriture | Maëva Paul

            Atelier d’écriture — Relations

            Juillet 2024 — Maëva Paul

            La relation de couple idéale

            Ce qu’on attend vraiment, sincèrement, d’une relation

            Comment vous imaginez-vous la relation de couple idéale ? Même si vous êtes déjà en couple, prenez le temps de réfléchir à la question. Qu’est-ce que vous attendez sincèrement d’une relation ?

            Donnez votre avis, réfléchissez à ce que vous pensez être la relation de couple idéale — et laissez votre main faire la suite.

            On imagine souvent l’amour comme une destination.
            Mais c’est peut-être davantage une façon de marcher —
            à deux, sans perdre sa propre direction.

            Ce que dit Clara

            Clara — juillet 2024

            Un couple, ce mot si simple qui a tant de sens. Un couple c’est deux, mais deux quoi ? Deux personnes ? Deux amis ? Deux amours ? Il en existe tant. Mais un couple c’est plus qu’une paire, c’est un ou une compère.

            Dans un couple on partage, les mots, les sens, les plaisirs et les peines. L’un sans l’autre on est incomplet, il manque un morceau, mais l’un sans l’autre on est soi quand même. Parce qu’on est comme un grand puzzle fait de centaines de pièces et le couple n’en est qu’un élément.

            C’est difficile un couple, paradoxal presque. Parfois on veut tellement bien faire qu’on finit par blesser, mais en ne faisant rien on laisse l’autre délaissé. Mais peut-être que c’est bien plus simple — un couple, c’est juste une intersection dans la vie où on rejoint la route de quelqu’un pour aller dans la même direction. Jusqu’où ? C’est une autre question.

            Maëva Paul — en réponse

            Tu soulèves un tas de questions, mais comme tu le dis si bien — l’importance dans la relation de couple est probablement le partage durant cette période où deux chemins se croisent. Et lorsqu’on vient à blesser plus qu’à faire du bien, c’est peut-être qu’on a partagé tout ce qu’on avait de beau en nous, et qu’il est temps de laisser l’autre s’en aller avec des bons souvenirs plutôt que des mauvais.

            Quelle est votre idée du couple ?

            Qu’est-ce que vous attendez vraiment d’une relation ?

            Sans filtre, sans idéal imposé. Juste ce que vous ressentez profondément.
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            • Love Wins — Que pensez-vous de cette expression ? | Maëva Paul

              Love Wins — Que pensez-vous de cette expression ? | Maëva Paul

              Atelier d’écriture — Amour & société

              Juillet 2024 — Maëva Paul

              Love Wins

              Ce que cette expression dit — ou ne dit pas — de l’amour aujourd’hui

              « Love wins » — on voit cela partout ces temps-ci. Qu’en pensez-vous ? Centrez-vous sur votre vision de l’amour pour expliquer si oui ou non, vous pensez que l’amour gagne toujours.

              Commencez à écrire spontanément et laissez-vous guider par votre main. Ce que j’écris plus bas peut vous aider à vous lancer — mais veillez à garder votre propre plume.

              L’amour ne gagne pas toujours.
              Mais peut-être que ce n’est pas là sa fonction.
              Peut-être qu’il suffit qu’il soit là,
              qu’il soit vrai, qu’il soit vécu.

              Ma vision de « Love Wins »

              Maëva Paul — juillet 2024

              Quand j’ai vu cet écriteau « love wins », j’ai tout de suite voulu faire une photo devant — les couleurs me parlaient bien. Et pourtant, quand j’ai revu la photo quelques temps plus tard, je me suis rappelée que, selon moi, non l’amour ne gagne pas.

              Pour moi, l’amour ne peut pas gagner. Je n’y ai longtemps pas cru, pas compris — l’amour me paraissait étranger. Et maintenant je veux le répandre. Oui ce sont deux idées contradictoires. Mais le fait de ne pas croire que l’amour gagne n’empêche pas de voir qu’il est beau, de savoir qu’il est là, qu’il est présent. Et même s’il ne gagne pas, il vaut la peine d’être vécu. Il nous ramène plein de belles histoires inoubliables qui nous donnent le sourire. Alors même si l’amour ne gagne pas — je veux le propager autour de moi.

              Et vous, love wins ?

              Pensez-vous que l’amour gagne toujours ?

              Écrivez spontanément, sans chercher la bonne réponse.
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