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  • Ce qu’on ne dit pas quand on va mieux — Maëva Paul

    Ce qu’on ne dit pas quand on va mieux — Maëva Paul

    Atelier d’écriture — Santé mentale

    Octobre 2025 — Maëva Paul

    Ce qu’on ne dit pas quand on va mieux

    Explorer l’après — ce qui reste quand la tempête se calme

    On parle souvent de la chute, rarement de ce qu’il y a après. On célèbre la remontée, les progrès, les sourires retrouvés. Mais on oublie bien trop souvent que la guérison n’est pas une ligne droite.

    Quand on va mieux, ce n’est pas forcément qu’on va bien.
    C’est souvent qu’on a appris à vivre avec la douleur,
    à la rendre plus silencieuse.
    Ce n’est pas une victoire définitive — c’est une forme de paix fragile.

    Et cette paix fragile, personne n’en parle vraiment. Parce qu’elle est difficile à expliquer, parce qu’elle ressemble à « aller bien » de l’extérieur, alors qu’à l’intérieur c’est encore bruyant.

    On peut aller mieux et…

    Se sentir vide. Le vide après la tempête est aussi une forme de souffrance — moins visible, mais tout aussi réelle.
    Continuer à avoir peur de rechuter. L’ombre de l’avant ne disparaît pas du jour au lendemain.
    Ne plus se reconnaître. La guérison transforme. Ce n’est pas toujours confortable.
    Être épuisé d’avoir dû se battre aussi longtemps. La fatigue après la lutte est légitime.
    Avoir encore besoin d’aide. Ce n’est pas un échec — c’est de la lucidité.

    Sur la guérison

    La guérison n’est pas un état permanent, mais un processus fluctuant. Les rechutes ne sont pas un retour à zéro — elles font partie du parcours.

    Le cerveau garde des traces de la détresse, même quand la vie semble plus douce. Cela peut se manifester par une hypersensibilité, une fatigue chronique ou un sentiment d’irréalité.

    « Aller mieux » peut signifier avoir trouvé des repères, une routine, des personnes qui apaisent. Pas être guéri — mais avoir appris à composer avec soi-même.

    Il y a ce moment étrange où tout s’apaise,
    et où, pourtant, on ne sait plus très bien quoi faire de cette accalmie.
    Parce qu’on s’était habitué au chaos, à l’urgence de survivre.

    C’est là que commence le vrai travail : apprendre à vivre sans la douleur comme moteur. Se reconstruire sans devoir lutter en permanence.

    Aller mieux, ce n’est pas redevenir comme avant. C’est devenir quelqu’un d’autre — plus lucide, plus fragile, mais peut-être aussi plus vrai.

    Et toi, qu’est-ce que tu ne dis pas ?

    Prends 5 minutes pour répondre à cette question :
    « Et toi, qu’est-ce que tu ne dis pas quand tu vas mieux ? »

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    • Comportements hérités de nos parents — Atelier d’écriture | Maëva Paul

      Comportements hérités de nos parents — Atelier d’écriture | Maëva Paul

      Atelier d’écriture — Introspection

      Septembre 2025 — Maëva Paul

      Comportements hérités

      Ce qu’on a construit en réaction à ce qu’on a reçu

      On grandit en observant. En absorbant. En réagissant. Parfois sans le savoir, on développe des façons d’être qui sont des réponses directes à ce qu’on a vécu avec nos parents — leurs silences, leurs colères, leurs absences, leurs attentes.

      Ces comportements ne sont ni bons ni mauvais. Ils ont été des stratégies de survie, des façons de s’adapter, de se protéger, ou d’obtenir ce dont on avait besoin. Mais les reconnaître, c’est déjà commencer à choisir.

      On ne choisit pas ce qu’on reçoit en grandissant.
      Mais on peut apprendre à choisir ce qu’on en fait.

      Ce que j’ai appris à faire

      Quand maman s’énervait,

      J’en devenais incapable de parler.

      Les mots de mon côté s’envolaient,

      Mais les siens dans toutes les directions fusaient.

      Des insultes, des critiques, des opinions fermées.

      Tandis que moi j’essayais de ne pas pleurer,

      Elle ne cessait de s’énerver.

      J’ai appris à garder pour moi,

      À tout ranger à l’intérieur,

      Je ne voulais pas devenir cette personne qu’elle attendait que je sois.

      Mais je m’efforçais d’être un leurre.

      Pour combler ses désirs, la rendre fière.

      Mais cette fierté si elle a existé,

      Seuls les autres qui portaient des œillères,

      Ont pu avoir la chance d’y assister.

      Quelques comportements fréquents

      Le silence Apprendre à ne pas parler pour éviter le conflit. Ranger ses émotions plutôt que de les exprimer.
      Le leurre Jouer un rôle pour satisfaire l’autre. Être ce qu’on attend de soi, pas ce qu’on est vraiment.
      Le contrôle Tout maîtriser pour ne jamais être pris au dépourvu. Anticiper pour se protéger.
      La fuite S’échapper — dans les rêves, les livres, l’imaginaire. Créer un monde intérieur comme refuge.

      Ces comportements ont eu une fonction. Ils ont permis de tenir. Aujourd’hui, certains servent encore — d’autres pèsent. L’écriture peut aider à faire la différence.

      Et toi, qu’as-tu développé ?

      Quels comportements as-tu développé pour compenser ceux de tes parents ?

      Sans jugement, sans censure. Un mot, une phrase, un souvenir.
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