Étiquette : force mentale

  • La mélancolie de l’hiver — Atelier d’écriture | Maëva Paul

    Atelier d’écriture

    Novembre 2025

    La mélancolie de l’hiver

    Plonger dans la grisaille pour écrire ce qu’elle réveille

    Novembre arrive avec ses journées courtes, sa lumière grise, ce silence lourd qui s’installe sans prévenir. Pour certains c’est une période difficile, pour d’autres, une invitation à ralentir et à regarder en dedans.

    Cet atelier est une invitation à ne pas fuir cette mélancolie. À la laisser exister sur la page, à lui donner une voix, une couleur, une texture.

    La mélancolie n’est pas une faiblesse.
    C’est une façon d’être traversée par le temps,
    de sentir que quelque chose a changé
    même si on ne sait pas encore quoi.

    Pas besoin de savoir écrire. Pas besoin que ce soit beau. Il faut juste que ce soit vrai.

    Les consignes d’écriture

    01

    Installez-vous

    Trouvez un endroit calme. Une tasse de quelque chose de chaud. Fermez les yeux quelques secondes et laissez novembre entrer.

    02

    Le point de départ

    Écrivez à partir de cette phrase : « En novembre, il y a quelque chose qui… » — laissez venir la suite sans réfléchir.

    03

    Explorez

    Un souvenir, une sensation, une couleur, une odeur — tout ce que novembre réveille en vous. Ne censurez rien.

    04

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    • La santé mentale c’est aussi… — Journée mondiale | Maëva Paul

      La santé mentale c’est aussi… — Journée mondiale | Maëva Paul

      Texte — Santé mentale · Écriture

      10 octobre 2025 — Journée mondiale de la santé mentale

      La santé mentale,
      c’est aussi…

      Pour celles et ceux qui avancent dans le flou, qui survivent dans l’ombre, qui ne savent plus pourquoi ils tiennent — mais qui tiennent quand même.

      Il y a des jours où le monde parle de santé mentale.
      Et d’autres où le silence hurle plus fort que tout.

      À l’occasion de cette journée, je n’ai pas envie de simplement sensibiliser. Je n’ai pas envie d’écrire des phrases toutes faites, ni de parler d’espoir. Je veux juste poser quelques mots sur ce que l’on ne dit que trop rarement, sur ce que l’on traverse quand plus rien ne fait sens — quand exister devient un effort, et que le simple fait de respirer demande du courage.

      Parce que la santé mentale, ce n’est pas un sujet. C’est une multitude de réalités. Un espace intérieur que chacun apprend à traverser à sa manière, parfois à genoux, et bien souvent seul dans le noir.

      Les jours où tout pèse

      Il y a ces jours où tu te lèves désespéré, la gorge serrée,
      Il y a ces jours où tu n’as pas envie d’aller travailler,
      en fait tu n’as pas envie d’exister.
      Tu souris pour ne pas inquiéter,
      Tu réponds « ça va » car c’est automatique
      mais tu ne saurais quoi dire si on te demandait plus de détails.

      Tu fais semblant, non pas par mensonge, mais parce que la vérité pèse trop lourd. C’est déjà un fardeau sur tes propres épaules. Et puis après tout tu t’habilles tu sors tu ris même parfois, ne laissant personne deviner le chaos silencieux que tu caches en toi.

      Mais ce que tu fais c’est apprendre à vivre avec l’orage, tu en fais une présence familière. Tu apprends à tenir, à recoller les morceaux, tu t’inventes des raisons de continuer, même quand tu n’y crois plus vraiment.

      Et ça, c’est fort.

      Ce n’est pas toujours du désespoir.
      Souvent, c’est juste… du vide.
      Un vide épais, sans cri, sans larme,
      mais qui avale lentement tout ce que tu étais.

      La fatigue d’exister

      On parle de courage. Mais le vrai, c’est celui qu’on ne voit pas, celui qui ne brille pas, qui ne se raconte pas.

      C’est celui de se lever quand tout en toi te hurle d’arrêter,
      Celui de supporter la lumière du jour quand elle brûle les yeux.
      De répondre à un message,
      De manger un peu,
      Simplement ne pas disparaître.

      C’est un courage sans gloire, fait de gestes minuscules et d’efforts invisibles. Mais il compte. Il sauve. Il prouve que malgré la douleur, quelque chose en toi refuse encore de céder.

      Lampe de jardin éclairant la nuit — lumière dans l'obscurité — journée mondiale santé mentale — Maëva Paul

      Une lumière, même tremblante, dans la nuit

      Ce qu’on ne dit pas

      La santé mentale, ce n’est pas toujours « aller mieux ». Ce n’est pas une ligne droite vers la guérison. C’est souvent un aller retour constant entre la lumière et l’ombre, entre le souffle et l’asphyxie.

      C’est apprendre à habiter ce qu’on ne comprend pas. À accepter que certaines blessures ne se refermeront peut-être jamais, mais qu’elles peuvent devenir moins tranchantes avec le temps.

      C’est reconnaître que parler, parfois, ne suffit pas, mais le silence non plus n’apaise pas toujours. Alors on fait ce qu’on peut : on continue, un peu, malgré la peur, malgré le vide, malgré soi.

      Citation sur la respiration et la santé mentale — courage invisible et résistance — Maëva Paul

      La santé mentale, c’est continuer à respirer, même quand le souffle brûle

      Et malgré tout…

      Ce texte n’est pas un cri.

      C’est une reconnaissance.
      Pour celles et ceux qui avancent dans le flou,
      qui survivent dans l’ombre,
      qui ne savent plus pourquoi ils tiennent,
      mais qui tiennent quand même.

      Parce que survivre, ce n’est pas rien. C’est déjà une forme de lumière, même si elle tremble, même si elle vacille.

      Et peut-être qu’au fond, c’est ça :
      la santé mentale, c’est continuer à respirer,
      même quand le souffle brûle.
      Silence nocturne dans une rue éclairée par des lampadaires — tenir dans la tempête — Maëva Paul

      Tenir dans la tempête — et parfois, c’est suffisant

      Il n’y a pas de honte à tomber.
      Il n’y a pas de mal à se perdre.
      Parce que vivre, c’est aussi ça :
      tenir dans la tempête.
      Et parfois, c’est suffisant.

      Texte écrit par Maëva Paul — univers poétique et introspectif