Étiquette : écriture thérapeutique

  • La colère – atelier d’écriture thérapeutique

    La colère — Atelier d’écriture thérapeutique | Maëva Paul

    Atelier d’écriture

    Mars 2026

    La colère

    Pas celle qu’on t’a appris à cacher. La vraie.

    On t’a appris à la ravaler. À la transformer en larmes, en silence, en excuses. À la justifier avant même de l’exprimer. À la qualifier d’excessive, de disproportionnée, de dangereuse.

    Mais la colère n’est pas un défaut. C’est un signal. Elle dit que quelque chose n’était pas juste. Qu’une limite a été franchie. Qu’on t’a fait du mal, ou qu’on t’a empêché·e d’exister pleinement.

    Cet atelier, c’est une permission.
    Pas de la violence. Pas de la haine.
    Juste — enfin — le droit d’être en colère.

    Écris sur ta colère. Pas celle qu’on t’a appris à cacher, à excuser, à minimiser. La vraie. Celle qui brûle encore. Celle qui n’a jamais eu le droit d’exister.

    Pas de règles de style, pas de longueur imposée. Un mot, une phrase, une page entière — tout est bienvenu. Ce qui compte, c’est que ce soit vrai.

    Les consignes d’écriture

    01

    Installez-vous

    Un endroit où vous ne serez pas dérangé·e. Pas besoin de calme parfait — parfois la colère s’écrit dans le bruit.

    02

    Le point de départ

    Commencez par : « J’aurais dû avoir le droit d’être en colère quand… » — laissez venir sans censure.

    03

    Explorez

    Où se loge-t-elle dans votre corps ? Depuis quand est-elle là ? Contre qui, contre quoi ? Ne minimisez rien.

    04

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    • La mélancolie de l’hiver — Atelier d’écriture | Maëva Paul

      Atelier d’écriture

      Novembre 2025

      La mélancolie de l’hiver

      Plonger dans la grisaille pour écrire ce qu’elle réveille

      Novembre arrive avec ses journées courtes, sa lumière grise, ce silence lourd qui s’installe sans prévenir. Pour certains c’est une période difficile, pour d’autres, une invitation à ralentir et à regarder en dedans.

      Cet atelier est une invitation à ne pas fuir cette mélancolie. À la laisser exister sur la page, à lui donner une voix, une couleur, une texture.

      La mélancolie n’est pas une faiblesse.
      C’est une façon d’être traversée par le temps,
      de sentir que quelque chose a changé
      même si on ne sait pas encore quoi.

      Pas besoin de savoir écrire. Pas besoin que ce soit beau. Il faut juste que ce soit vrai.

      Les consignes d’écriture

      01

      Installez-vous

      Trouvez un endroit calme. Une tasse de quelque chose de chaud. Fermez les yeux quelques secondes et laissez novembre entrer.

      02

      Le point de départ

      Écrivez à partir de cette phrase : « En novembre, il y a quelque chose qui… » — laissez venir la suite sans réfléchir.

      03

      Explorez

      Un souvenir, une sensation, une couleur, une odeur — tout ce que novembre réveille en vous. Ne censurez rien.

      04

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      • Ce qu’on ne dit pas quand on va mieux — Maëva Paul

        Ce qu’on ne dit pas quand on va mieux — Maëva Paul

        Atelier d’écriture — Santé mentale

        Octobre 2025 — Maëva Paul

        Ce qu’on ne dit pas quand on va mieux

        Explorer l’après — ce qui reste quand la tempête se calme

        On parle souvent de la chute, rarement de ce qu’il y a après. On célèbre la remontée, les progrès, les sourires retrouvés. Mais on oublie bien trop souvent que la guérison n’est pas une ligne droite.

        Quand on va mieux, ce n’est pas forcément qu’on va bien.
        C’est souvent qu’on a appris à vivre avec la douleur,
        à la rendre plus silencieuse.
        Ce n’est pas une victoire définitive — c’est une forme de paix fragile.

        Et cette paix fragile, personne n’en parle vraiment. Parce qu’elle est difficile à expliquer, parce qu’elle ressemble à « aller bien » de l’extérieur, alors qu’à l’intérieur c’est encore bruyant.

        On peut aller mieux et…

        Se sentir vide. Le vide après la tempête est aussi une forme de souffrance — moins visible, mais tout aussi réelle.
        Continuer à avoir peur de rechuter. L’ombre de l’avant ne disparaît pas du jour au lendemain.
        Ne plus se reconnaître. La guérison transforme. Ce n’est pas toujours confortable.
        Être épuisé d’avoir dû se battre aussi longtemps. La fatigue après la lutte est légitime.
        Avoir encore besoin d’aide. Ce n’est pas un échec — c’est de la lucidité.

        Sur la guérison

        La guérison n’est pas un état permanent, mais un processus fluctuant. Les rechutes ne sont pas un retour à zéro — elles font partie du parcours.

        Le cerveau garde des traces de la détresse, même quand la vie semble plus douce. Cela peut se manifester par une hypersensibilité, une fatigue chronique ou un sentiment d’irréalité.

        « Aller mieux » peut signifier avoir trouvé des repères, une routine, des personnes qui apaisent. Pas être guéri — mais avoir appris à composer avec soi-même.

        Il y a ce moment étrange où tout s’apaise,
        et où, pourtant, on ne sait plus très bien quoi faire de cette accalmie.
        Parce qu’on s’était habitué au chaos, à l’urgence de survivre.

        C’est là que commence le vrai travail : apprendre à vivre sans la douleur comme moteur. Se reconstruire sans devoir lutter en permanence.

        Aller mieux, ce n’est pas redevenir comme avant. C’est devenir quelqu’un d’autre — plus lucide, plus fragile, mais peut-être aussi plus vrai.

        Et toi, qu’est-ce que tu ne dis pas ?

        Prends 5 minutes pour répondre à cette question :
        « Et toi, qu’est-ce que tu ne dis pas quand tu vas mieux ? »

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          Ressources & soutien

          Tu n’as pas à porter ça seul·e. Si tu ressens à nouveau le poids du vide, ou la peur de retomber, parler peut aider.

          3114

          Numéro national de prévention du suicide — 24h/24, 7j/7, gratuit et confidentiel.

          Suicide Écoute

          01 45 39 40 00 — Écoute anonyme et gratuite.

          SOS Amitié

          09 72 39 40 50 — Disponible tous les jours.

          Votre médecin ou psychologue

          En présentiel ou en ligne — demander de l’aide, c’est déjà une façon d’aller mieux.

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        • Regarder sa douleur en face — Lucidité et douleur | Maëva Paul

          Regarder sa douleur en face — Lucidité et douleur | Maëva Paul

          Atelier d’écriture — Santé mentale

          Octobre 2025 — Maëva Paul

          Regarder sa douleur en face

          Lucidité et douleur — voir ce qu’on préfère éviter

          La lucidité est souvent mal comprise. On croit qu’elle signifie force ou contrôle. Mais être lucide, c’est avant tout voir les choses profondément — même si c’est inconfortable.

          La douleur, qu’elle soit physique, émotionnelle ou mentale, n’est pas un ennemi. Elle est un signal, un guide silencieux vers la compréhension de soi.

          Nommer ce qui fait mal, c’est commencer à l’entendre.

          Vers la lucidité

          Reconnaître sa douleur. Accepter que quelque chose fait mal n’est pas un signe de faiblesse. C’est un acte de courage silencieux. La première étape vers la lucidité est la reconnaissance.
          Observer sans juger. La lucidité implique une observation détachée. On ne lutte pas contre la douleur — on la voit. On l’écrit, on la note, on la contemple. L’observation sans jugement permet de l’accepter telle qu’elle est.
          Écrire pour traverser. L’écriture est un outil puissant. Elle transforme la douleur en miroir de soi, en fragments que l’on peut comprendre et apprivoiser. Même une seule phrase, un mot — c’est une victoire silencieuse sur l’invisibilité de la souffrance.
          La lucidité n’est pas confortable, mais elle est libératrice.
          Elle demande patience, douceur et curiosité envers soi.
          Reconnaître la douleur, l’observer, l’écrire —
          c’est s’ouvrir à la clarté et à la guérison.

          Un mot pour aujourd’hui

          Prends une minute pour écrire un mot qui représente ta douleur aujourd’hui.

          Un seul mot. Ou une phrase. Ou une page entière.
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