Avril 2026 — L’identité
Avril 2026 — Maëva PaulCe mois d’avril, j’avais envie qu’on parle de quelque chose de fondamental — et pourtant tellement difficile à saisir. L’identité. Pas celle qu’on affiche sur un CV ou dans une présentation de groupe. Celle du dessous. La vraie.
Celle qu’on a construite au fil des années, des expériences, des regards des autres. Celle qu’on a mise de côté pour survivre. Celle qu’on retrouve parfois dans des moments de silence complet, quand plus personne ne regarde et qu’on n’a plus rien à prouver.
La consigne
Écrivez sur l’identité que vous avez construite pour survivre. Ce que vous avez appris à être. Ce que vous avez mis de côté. Ce qui reste de vous quand personne ne regarde. Pas de règles, pas de longueur imposée — juste ce qui est vrai.
Ce que ce thème m’a fait
En proposant ce thème, je pensais écrire quelque chose de posé, de structuré. Et puis j’ai commencé à creuser, et je me suis retrouvée face à des choses que je n’avais pas envie de regarder en face.
La question de l’identité, pour moi, c’est indissociable de la question du genre, de la maladie, de tout ce qu’on m’a demandé de rentrer dans des cases que je n’ai jamais tout à fait remplies. J’ai longtemps construit une version de moi qui convenait — à la famille, au travail, aux gens dans la rue. Une version lisible, acceptable, pas trop dérangeante.
Je me suis rendu compte que la vraie question n’était pas « qui suis-je ? » — c’était « qui m’a-t-on appris à ne pas être ? » Et cette inversion-là, elle change tout à l’exercice d’écriture.
Si vous avez écrit ce mois-ci, j’espère que vous avez trouvé quelque chose de vrai dans vos mots. Quelque chose qui vous appartient vraiment, même si c’est inconfortable, même si c’est inachevé.
L’atelier de juin est ouvert sur un nouveau thème : Ce qu’on a appris à taire. Tout ce qu’on a censuré pour appartenir. Si quelque chose brûle en vous, c’est le moment de l’écrire.
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